« La Social Media Policy est une tendance très américaine dont l’on commence à entendre parler de ce côté-ci de l’Atlantique. L’idée est très pragmatique : puisque l’usage des réseaux sociaux en entreprise pose des problèmes spécifiques, trouvons donc une solution spécifique.

La Social Media Policy rappelle donc ainsi non seulement les règles d’usage des réseaux sociaux pour les collaborateurs de l’entreprise, mais elle les accompagne également grâce à des conseils pleins de bon sens. Pas tout à fait un document contractuel ni totalement un outil de sensibilisation, il s’agit donc réellement d’un nouvel outil dans la besace du RSSI (CSO) américain.

Au delà d’une simple “charte internet” à la française, la social media policy commence généralement par préciser qu’il est interdit d’utiliser les réseaux sociaux durant le temps de travail sauf autorisation spécifique. Mais elle reconnait que le problème dépasse le cadre des heures de travail puisque les collaborateurs pourront toujours s’épancher sur les réseaux sociaux depuis leur domicile sur un compte privé. C’est pourquoi outre l’aspect juridique le document sensibilise aux risques et offre même des conseils rédactionnels.

Le juridique

Nous sommes aux Etats-Unis et les aspects légaux sont bien entendu particulièrement soignés. Les chartes découragent avant tout les profils anonymes et conseillent d’indiquer que l’utilisateur ne parle pas au nom de son employeur (y compris sur une page privée). Et si c’est le cas il est généralement imposé d’avoir reçu l’autorisation de son N+1 ou de la direction de la communication.

Certaines politiques imposent parfois à l’utilisateur de prouver qu’il a un véritable intérêtbusiness à communiquer au nom de son employeur. Dans certain cas (chez Coca Cola par exemple) il existe même un programme de certification spécifique, un “Social Media Certification Program” destiné aux collaborateurs amenés à s’exprimer sur les réseaux sociaux au nom de l’entreprise.

Enfin il n’est pas rare que l’employeur exige d’inclure les coordonnées de ses contacts média dans le profil du collaborateur identifié comme appartenant à l’entreprise, même si celui-ci s’exprime à titre privé. Cela permet de centraliser d’éventuelles demandes purement business. »

 

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Une charte d’usage des réseaux sociaux ?
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