Il n’existe pas véritablement de chiffres sur le marché français du conseil en PME en France.

L’enquête annuelle SYNTEC Conseil en Management (sur le conseil en managementà réalisée pour 2005-2006 a intégré pour la première fois des petites structures qui travaillent avec des PME. Néanmoins, le champ d’analyse porte encore sur des entreprises d’assez grande taille.

Un marché mal connu

Les 2,6 millions de PME françaises (chiffres 2005) ont moins recours au conseil que les PME des pays voisins, notamment l’Allemagne et la Grande Bretagne.

Les PME françaises font appel au conseil de façons différentes selon leur activité et leur taille. L’industrie par exemple y recourt beaucoup moins que la Finance et les petites PME beaucoup moins que celles de plus de 250 salariés.

Les dirigeants de PME ont parfois une vision assez floue de ce que peut leur apporter le conseil. Ils évaluent mal la valeur ajoutée d’un consultant et ne cernent pas très bien les contours d’une action de conseil.

Il n’est, par ailleurs, pas toujours aisé, pour le chef d’entreprise, de définir précisément ses besoins et de trouver et de choisir un consultant.

La formation du dirigeant, sa situation personnelle et patrimoniale par rapport à l’entreprise, ses expériences antérieures, ont une incidence forte sur son recours au conseil.

Le nombre croissant de PME en France (+ 14% en 5 ans), lié notamment à l’augmentation de la création d’entreprises et leurs besoins d’innovation grandissant, augmente la taille du marché potentiel.

Le renouvellement des générations va entraîner des évolutions dans le profil des dirigeants de PME. En effet, plus de 500 000 PME vont changer de main dans les prochaines années.

Les besoins et les attentes en matière de conseil.

Les PME font généralement appel au conseil lorsqu’un problème crucial se pose à court terme. D’ailleurs dans ces cas-là, le dirigeant de PME a tendance à faire appel d’abord à son expert-compable. Il n’a pas le réflexe de faire appel au conseil et s’il le fait, c’est souvent sur l’avis de personnes tierces auxquelles il fait confiance.

Les domaines privilégiés pour lesquels les PME font appel au conseil sont les ressources humaines, le recrutement, le marketing et le commercial puis la communication.

Les demandes sont majoritairement exprimées par rapport à des problématiques ponctuelles et spécifiques. Mais ces demandes explicites recouvrent souvent des aspects plus stratégiques pour lesquels le dirigeant de PME n’avait pas envisagé de faire appel au conseil.

Lorsque le dirigeant de PME fait appel à un consultant, il souhaite avoir un regard extérieur, une aide à la réflexion et recherche surtout des solutions opérationnelles. Il fait donc appel à des spécialistes qui doivent néanmoins avoir la capacité de comprendre l’ensemble du fonctionnement spécifique des PME.

Le dirigeant de PME a besoin d’un partenaire. Il est important que le consultant ait une démarche d’aide au développement de l’entreprise en favorisant l’appropriation des suggestions par le chef d’entreprise.

Le consultant doit donc accompagner son client à devenir autonome et à s’adjoindre, si nécessaire le moment venu, les ressources dont il a besoin. Il n’a pas vocation à remplacer une personne ou “faire à la place” de son interlocuteur, il doit transmettre les clés à son client. Le transfert de compétences est donc essentiel dans la démarche du consultant.

Si le consultant propose d’assurer lui-même certaines tâches pour son client, son positionnement doit être parfaitement clair et l’on parle ici, non plus d’actions de conseil, mais d’externalisation.

 

Les PME et le conseil
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